mercredi 3 février 2010
vendredi 22 janvier 2010
Chut !.... Vous allez faire peur aux crocodiles !
d'abord dans le Saloum,
entre les pirogues,
Puis en casamance, dans les petits bolongs,
dans les mouillages réputés,
dans les arrosoirs tout neufs.
On a même essayé de les pêcher à la ligne,
de les appeler en musique.
Derrière les baobabs, toujours rien.
Pas même dans notre annexe en construction,
On est passé tout près à Eringa,
au pied des palétuviers,
en haut des palmiers...
Tant pis, pensons à autre chose : chantons !
En bateau manouche,
De Kakobok en pain de singe,
Du matin jusqu'au soir...
... finalement, on n'a toujours pas vu le moindre crocodile.
quand même.
lundi 7 décembre 2009
Dakar, tout noir ou tout blanc...
Dakar... Dakar... Dakar...une lutte ?Tout blanc : Il paraît que là-haut l'hiver commence à se montrer, que Noël approche, sa « grande bouffe et ses petits cadeaux ». Tiens, voilà un truc qui alimente pas mal de nos rêves et conversations, la grande bouffe ! Pour nous le réveillon sera sans dinde aux marrons. Tant pis, mais il sera casaçais car on doit lever l'ancre pour s'enfoncer dans les bolongs du sud du pays, tout bientôt. Demain Inch' Allah.
Tout noir : On aura passé un bon mois ici à Dakar, à peiner dans la capitale. Souvent nauséabonde, généralement irrespirable, régulièrement encombrée, saturée, polluée tant dans son eau que dans son air. On aspire au vert, au frais et à la baignade sans métaux lourds.
Tout noir : Une petite escapade à Gorée. S'échapper là où des millions d'africains ont connu les chaînes, ont franchis cette porte sans retour, pour une navigation transocéanique, vendus pour les plantations d'Amérique ; ça bousc
ule.
Enrichie par ce commerce, l'île pourrait sembler simplement jolie. Elle l'est et, du coup, draîne les touristes par centaine et se transforme dans ses rues principales en une grande galerie commerciale. Enfin, ça vaut quand même le détour, pour un petit réveil historique et une réflexion sur nos relations d'aujourd'hui avec l'Afrique.
Tout rouge : Sans transition, on retrouve notre réalité : Arznael qui finit par sortir de l'eau sur le chantier d'à côté et les travaux qui commencent. Pas de mauvaises surprises, mais 3 bons jours de boulot avant la remise à l'eau. Un peu de résine ici et là, un nouvel antifooling tout rouge, un
réglage moteur, et hop ! plouf !
Tout noir : Nous sommes ici des toubabs. Porte-monnaie sur pattes, Crésus en puissance, alors quand on plonge dans la ville, c'est à chaque fois mains tendues et regards épleurés. Se confronter à la misère, assumer ce décalage, admettre qu'on ne sera jamais les citoyens d'un monde ou l'égalité et la fraternité atténueraient les convoitises.
Dans les cars rapides. Dans la bousculade on sent des mains étrangères dans nos poches et des porte-monnaie qui commencent à se faire la malle. A la douane, on poirote, on va, revient, on se fait balader de bureau en bureau, on essuie les rires Wolof de fonctionnaires qui pourraient faire avancer plus vite notre dossier de demande d'admission t
emporaire, en l'échange d'un petit billet glissé sous la table... 23 jours au lieu de 10 pour obtenir le sésame qu'on nous avait promis, mais sans corruption.
Tout blanc : Comme un boubou de fête. Nous sommes invités chez Mam Ouleye pour la Tabaski. Les sourires de pap Cissé, de Djilane, de Daba et tous les autres. Du mouton à toutes les sauces pour cette grande fête musulmane où nous sommes conviés aussi naturellement que de le dire : leçon d'hospitalité.
Tout bleu : notre nouvelle déco de carré, à la mode sénégalaise. On a désormais à bord la machine à coudre, et on se lance dans la confection !
Et puis, en vrac, un très bon concert de Kora, une balade et une baignade à Ngor dans l'eau limpide, des soirées à boire de la Gazelle à jouer aux boules (à ce niveau on n'ose pas dire pétanque) avant de laisser partir les potes vers l'ouest ou le sud, une "cool dinghy" (notre nouvelle annexe) en gestation qui nous fait courir la ville même en charette et une demande d'Indemnité de Départ Volontaire déposée auprès de l'éducation Nationale...
Dakar ça nous laissera toutes ces impressions là : des images, des odeurs, du contraste en tout cas.
Et maintenant, on part pour la Casamance, la mangrove, la nature et le silence... Alors ce sera sans doute silence radio ou internet aussi, mais pas d'inquiétude, de la quiétiude !
PS : au fait, on a un numéro sénégalais 00221 777 36 26 95, on reçoit même les sms.
mercredi 11 novembre 2009
On s'éclate au Sénégal !
Six mois de Cap-Vert, et un pavillon de courtoisie qui s'étiole sous les rayons du soleil et le vent souvent soutenu.Un pavillon presque comme un sablier qui s'égraine pour nous dire que notre temps autorisé est maintenant écoulé (pas plus de six mois pour le bateau, normalement...).
Alors voilà, avec un petit pincement au cœur on partage notre dernière cachupa avec not' petite famille de là-bas (Yo, Maï Eliane & Paï Daniel AAAAhhhh...)
Mais attends... s'il vient de devant, c'est qu'il nous tire non ? Donc on devrait dire plutôt « tirés par le vent » là, non ? Donc on a un bateau à traction avant. Forcément.
L'intérêt de ce genre de traversée c'est qu'on sait où on a rangé nos affaires : tout a glissé, dérapé, chu à droite, inévitablement à droite... enfin, à tribord pour les esthètes du « parler marin ». Nous on a l'estomac de travers et on finit par avoir une jambe plus longue que l'autre, un petit penchant pour les bateaux à propulsion arrière, enfin, pour le portant.
Heureusement, on s'
habituerait presque et quand les côtes du Sénégal se dessinent on a trouvé notre équilibre. Mais bon, pas question de rajouter encore du temps de navigation, le sourire de Saliou qui grandit au fil de notre approche risquerait de dépasser ses oreilles ! Alors on chante l'hymne national et on hisse les couleurs.On contourne l'île de Gorée à laquelle on rendra une visite prochaine et on rejoint la baie de Hann, pour ancrer Arznael dans une eau d'une limpidité turquoise et qui fleure bon l'iode... euh, non, pas vraiment ; mais vous vous en foutez, y'a pas encore l'odeur sur les photos et pour la couleur je ferai quelques retouches si nécessaire.
Nous voilà donc au CVD (Cercle de Voile de Dakar), haut lieu de rencontre des toubabs à voile. Ici on bricole, on fait bricoler pour préparer la suite du parcours. Nous, on attend la place sur le chariot pour sortir notre navire, lui gratter le ventre et le repeindre. On arpente les rues de la capitale avec nos petites jambes, dans des taxis jaune et noir qui portent les stigmates d'un code de la route version africaine, ou dans des transports qui ont rarement été plus en commun ! On résiste à acheter parfums Kenzo, stylos Mont-Blanc, Lunettes Gucci, cravattes Dior et tout l'art sénégalais du monde. On cède à la tentation des tieboudien, yassa, mafé et autres hamburger (tous les plats traditionnels quoi !)
A priori on reste là un petit mois, au moins le temps de fêter la Tabaski (=Aïd El Kebir), avant de descendre sur la Casamance, avant Noël...
mardi 10 novembre 2009
on y est !
mercredi 4 novembre 2009
Prêts ?... partez !!!
Direction Dakar.
Les vents sont bons, la mer est belle, le bateau est en forme et l'équipage prêt (Marie, Saliou et le grand malade requinqué).
On vous dit dès qu'on arrive, mais normalement c'est dimanche !
samedi 17 octobre 2009
Novotel...
Pour assurer, ils me gardent pas trop loin (au novotel du coin) pendant une petite semaine et si tout va bien retour au Cap Vert jeudi, où attendent Marie et Arz-N-Ael, ou l'inverse !
Du coup, je commence à traîner mes tongs dans les rues de la capitale sénégalaise et autour du Cercle de Voile de Dakar histoire de préparer notre venue toute prochaine ! Ca commence à donner sacrément envie et ça fera plein de jolies choses à raconter et à montrer....


