Six mois de Cap-Vert, et un pavillon de courtoisie qui s'étiole sous les rayons du soleil et le vent souvent soutenu.Un pavillon presque comme un sablier qui s'égraine pour nous dire que notre temps autorisé est maintenant écoulé (pas plus de six mois pour le bateau, normalement...).
Alors voilà, avec un petit pincement au cœur on partage notre dernière cachupa avec not' petite famille de là-bas (Yo, Maï Eliane & Paï Daniel AAAAhhhh...)
... et puis on embarque Saliou, notre pote Sénégalais, pour le ramener au pays. La météo s'annonce bonne, alors on lève l'ancre. Ca souffle un peu quand même (25 nœuds). On réduit la toile, comme on dit. Et puis, ça remue. C'est quoi cette mer qui nous trimbale de haut en bas ? Ils avaient dit que ça soufflerait un peu plus du Nord non ??? Parce que là quand même c'est pas loin d'être en pleine face. C'est ça qu'on appelle le près : 3 jours poussés par un vent qui vient de devant et nous couche sur le côté !
Mais attends... s'il vient de devant, c'est qu'il nous tire non ? Donc on devrait dire plutôt « tirés par le vent » là, non ? Donc on a un bateau à traction avant. Forcément.
L'intérêt de ce genre de traversée c'est qu'on sait où on a rangé nos affaires : tout a glissé, dérapé, chu à droite, inévitablement à droite... enfin, à tribord pour les esthètes du « parler marin ». Nous on a l'estomac de travers et on finit par avoir une jambe plus longue que l'autre, un petit penchant pour les bateaux à propulsion arrière, enfin, pour le portant.
Heureusement, on s'
habituerait presque et quand les côtes du Sénégal se dessinent on a trouvé notre équilibre. Mais bon, pas question de rajouter encore du temps de navigation, le sourire de Saliou qui grandit au fil de notre approche risquerait de dépasser ses oreilles ! Alors on chante l'hymne national et on hisse les couleurs.
On contourne l'île de Gorée à laquelle on rendra une visite prochaine et on rejoint la baie de Hann, pour ancrer Arznael dans une eau d'une limpidité turquoise et qui fleure bon l'iode... euh, non, pas vraiment ; mais vous vous en foutez, y'a pas encore l'odeur sur les photos et pour la couleur je ferai quelques retouches si nécessaire.
Nous voilà donc au CVD (Cercle de Voile de Dakar), haut lieu de rencontre des toubabs à voile. Ici on bricole, on fait bricoler pour préparer la suite du parcours. Nous, on attend la place sur le chariot pour sortir notre navire, lui gratter le ventre et le repeindre. On arpente les rues de la capitale avec nos petites jambes, dans des taxis jaune et noir qui portent les stigmates d'un code de la route version africaine, ou dans des transports qui ont rarement été plus en commun ! On résiste à acheter parfums Kenzo, stylos Mont-Blanc, Lunettes Gucci, cravattes Dior et tout l'art sénégalais du monde. On cède à la tentation des tieboudien, yassa, mafé et autres hamburger (tous les plats traditionnels quoi !)

A priori on reste là un petit mois, au moins le temps de fêter la Tabaski (=Aïd El Kebir), avant de descendre sur la Casamance, avant Noël...
Mais attends... s'il vient de devant, c'est qu'il nous tire non ? Donc on devrait dire plutôt « tirés par le vent » là, non ? Donc on a un bateau à traction avant. Forcément.
L'intérêt de ce genre de traversée c'est qu'on sait où on a rangé nos affaires : tout a glissé, dérapé, chu à droite, inévitablement à droite... enfin, à tribord pour les esthètes du « parler marin ». Nous on a l'estomac de travers et on finit par avoir une jambe plus longue que l'autre, un petit penchant pour les bateaux à propulsion arrière, enfin, pour le portant.
Heureusement, on s'
habituerait presque et quand les côtes du Sénégal se dessinent on a trouvé notre équilibre. Mais bon, pas question de rajouter encore du temps de navigation, le sourire de Saliou qui grandit au fil de notre approche risquerait de dépasser ses oreilles ! Alors on chante l'hymne national et on hisse les couleurs.On contourne l'île de Gorée à laquelle on rendra une visite prochaine et on rejoint la baie de Hann, pour ancrer Arznael dans une eau d'une limpidité turquoise et qui fleure bon l'iode... euh, non, pas vraiment ; mais vous vous en foutez, y'a pas encore l'odeur sur les photos et pour la couleur je ferai quelques retouches si nécessaire.
Nous voilà donc au CVD (Cercle de Voile de Dakar), haut lieu de rencontre des toubabs à voile. Ici on bricole, on fait bricoler pour préparer la suite du parcours. Nous, on attend la place sur le chariot pour sortir notre navire, lui gratter le ventre et le repeindre. On arpente les rues de la capitale avec nos petites jambes, dans des taxis jaune et noir qui portent les stigmates d'un code de la route version africaine, ou dans des transports qui ont rarement été plus en commun ! On résiste à acheter parfums Kenzo, stylos Mont-Blanc, Lunettes Gucci, cravattes Dior et tout l'art sénégalais du monde. On cède à la tentation des tieboudien, yassa, mafé et autres hamburger (tous les plats traditionnels quoi !)
A priori on reste là un petit mois, au moins le temps de fêter la Tabaski (=Aïd El Kebir), avant de descendre sur la Casamance, avant Noël...



