Cap au large !

Des envies de partir, des envies de rencontres, de découvertes et de temps... Surtout des envies de partage avec les amis, d'ici ou de là-bas, d'aujourd'hui ou de demain... et un beau compagnon pour nous porter au gré du vent vers des souvenirs et des projets merveilleux !

mercredi 11 novembre 2009

On s'éclate au Sénégal !

Six mois de Cap-Vert, et un pavillon de courtoisie qui s'étiole sous les rayons du soleil et le vent souvent soutenu.
Un pavillon presque comme un sablier qui s'égraine pour nous dire que notre temps autorisé est maintenant écoulé (pas plus de six mois pour le bateau, normalement...).
Alors voilà, avec un petit pincement au cœur on partage notre dernière cachupa avec not' petite famille de là-bas (Yo, Maï Eliane & Paï Daniel AAAAhhhh...)
... et puis on embarque Saliou, notre pote Sénégalais, pour le ramener au pays. La météo s'annonce bonne, alors on lève l'ancre. Ca souffle un peu quand même (25 nœuds). On réduit la toile, comme on dit. Et puis, ça remue. C'est quoi cette mer qui nous trimbale de haut en bas ? Ils avaient dit que ça soufflerait un peu plus du Nord non ??? Parce que là quand même c'est pas loin d'être en pleine face. C'est ça qu'on appelle le près : 3 jours poussés par un vent qui vient de devant et nous couche sur le côté !
Mais attends... s'il vient de devant, c'est qu'il nous tire non ? Donc on devrait dire plutôt « tirés par le vent » là, non ? Donc on a un bateau à traction avant. Forcément.
L'intérêt de ce genre de traversée c'est qu'on sait où on a rangé nos affaires : tout a glissé, dérapé, chu à droite, inévitablement à droite... enfin, à tribord pour les esthètes du « parler marin ». Nous on a l'estomac de travers et on finit par avoir une jambe plus longue que l'autre, un petit penchant pour les bateaux à propulsion arrière, enfin, pour le portant.
Heureusement, on s'habituerait presque et quand les côtes du Sénégal se dessinent on a trouvé notre équilibre. Mais bon, pas question de rajouter encore du temps de navigation, le sourire de Saliou qui grandit au fil de notre approche risquerait de dépasser ses oreilles ! Alors on chante l'hymne national et on hisse les couleurs.
On contourne l'île de Gorée à laquelle on rendra une visite prochaine et on rejoint la baie de Hann, pour ancrer Arznael dans une eau d'une limpidité turquoise et qui fleure bon l'iode... euh, non, pas vraiment ; mais vous vous en foutez, y'a pas encore l'odeur sur les photos et pour la couleur je ferai quelques retouches si nécessaire.Nous voilà donc au CVD (Cercle de Voile de Dakar), haut lieu de rencontre des toubabs à voile. Ici on bricole, on fait bricoler pour préparer la suite du parcours. Nous, on attend la place sur le chariot pour sortir notre navire, lui gratter le ventre et le repeindre. On arpente les rues de la capitale avec nos petites jambes, dans des taxis jaune et noir qui portent les stigmates d'un code de la route version africaine, ou dans des transports qui ont rarement été plus en commun ! On résiste à acheter parfums Kenzo, stylos Mont-Blanc, Lunettes Gucci, cravattes Dior et tout l'art sénégalais du monde. On cède à la tentation des tieboudien, yassa, mafé et autres hamburger (tous les plats traditionnels quoi !)


A priori on reste là un petit mois, au moins le temps de fêter la Tabaski (=Aïd El Kebir), avant de descendre sur la Casamance, avant Noël...

mardi 10 novembre 2009

on y est !

Bien arrivés après 3j et 10h de nav' à pencher sur la droite (espérant ne pas prendre ce mauvais pli), nous sommes à Dakar depuis dimanche après-midi. Le temps de se poser un peu, de lancer 2 ou 3 bricoles, de choisir 4 ou 5 photos et on vous raconte tout ça !

mercredi 4 novembre 2009

Prêts ?... partez !!!

Jeudi 5 novembre départ du cap vert - île de Sal...
Direction Dakar.
Les vents sont bons, la mer est belle, le bateau est en forme et l'équipage prêt (Marie, Saliou et le grand malade requinqué).
On vous dit dès qu'on arrive, mais normalement c'est dimanche !

samedi 17 octobre 2009

Novotel...

Après une semaine à m'ennuyer ferme à l'hosto pendant que les médecins se cassaient les dents sur la recherche des causes de mes fièvres, me voilà libéré. Non pas par un diagnostic car rien n'a été trouvé, mais des prises de températures, de tension et de sang...
Pour assurer, ils me gardent pas trop loin (au novotel du coin) pendant une petite semaine et si tout va bien retour au Cap Vert jeudi, où attendent Marie et Arz-N-Ael, ou l'inverse !
Du coup, je commence à traîner mes tongs dans les rues de la capitale sénégalaise et autour du Cercle de Voile de Dakar histoire de préparer notre venue toute prochaine ! Ca commence à donner sacrément envie et ça fera plein de jolies choses à raconter et à montrer....

lundi 5 octobre 2009

Dakar plus vite que prévu...

Peut-être ce soir, ou alors demain, on prend la route pour Dakar... enfin... les airs... Arz-N-Ael reste ici, pour attendre sa traversée en notre compagnie, sous l'aimable vigilance de Yoan.
Moi c'est Mondial Assistance qui me fera découvrir Dakar, avec Marie en accompagnatrice, du fait d'une présence un peu trop marquée de petits microbes du genre staphylocoque dans mon organisme. Je gonfle ici, je rougis là, j'ai chaud souvent, froid parfois, mal un peu... Enfin, on a besoin d'affiner le diagnostic et le traitement et ce n'est pas ici que c'est possible alors : en route pour le continent, avant un probable retour en France le temps de faire une chasse sans merci à tous les 'crobes qui voulaient profiter de la grande croisière !
Pas d'inquiétudes outre mesure. Nous sommes totalement rassurés par l'efficacité de cette prise en charge et je vous écris avec tous mes doigts, toute ma tête, sans serrer des dents. On reste joignables par mail et si on remet les pieds dans notre beau pays (ouai, je vais pouvoir manger un bon steak au poivre vert !) on ne manquera pas de vous dire où on se pose.
Banzaï !!!
06 oct : je décolle à 15h20 heure locale, sans autre accompagnement que des blouses blanches. Marie garde le portable du cap vert +238 954 50 82.

mardi 15 septembre 2009

Déjà un an seulement... ou l'inverse...

Mon grand-père avait coutume de dire : « La vie est étonnamment brève. Dans mon souvenir elle se ramasse aujourd'hui sur elle-même si serrée que je comprends à peine (par exemple) qu'un jeune homme puisse se décider à partir à cheval pour le plus proche village sans craindre que – tout accident écarté – une existence ordinaire et se déroulant sans heurts ne suffise pas, de bien loin, même pour cette promenade. »

Franz Kafka

jeudi 10 septembre 2009

Safety first...

(pour les non anglophones ou les anglophobes : "la sécurité d'abord")
Voilà, ça fait un moment que je me penche tous les jours sur la météo et que j'attends patiemment que la pluie arrête de s'abattre sur le Sénégal, que les ondes tropicales arrêtent de venir croiser dans ces eaux. Mais rien de rien. La saison des pluies porte bien son nom et comme un signe de je ne sais quelle puissance supérieure, le petit ouragan qui est passé tout près il y a deux jours, avec des vents annoncés à 120 noeuds (220km/h), ils l'ont appelé "Fred".
Si on ajoute à ça quelques affrontements armés en Casamance et la défection d'un de mes coéquipiers, je pense que vous serez de mon avis, qu'il vaut mieux attendre un peu plus longtemps encore ici au Cap Vert.
Alors sortie du territoire annulée, jolis tampons de douane et petites croix par dessus.
Du coup, ça oblige Marie à me rejoindre là, et entame un peu la caisse de bord qu'elle a courageusement regonflée pendant ces derniers mois... Mais bon, On ne va pas faire les malins à se croire plus fort que les éléments. Un petit coin tranquille et un peu de patience, le Sénégal viendra, peut-être en octobre !